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Exemple d'éloge funèbre touchant : 3 modèles pour rendre hommage

Écrire un éloge funèbre est l'une des choses les plus difficiles qu'on puisse vous demander. Les mots semblent dérisoires face au vide, et pourtant c'est ce geste — prendre la parole pour celui ou celle qui ne le peut plus — qui aide à traverser le deuil.

Voici trois exemples dans des contextes différents. Ils sont là pour vous montrer qu'un éloge funèbre ne doit pas être parfait, mais vrai.

Exemple 1 — Hommage à un grand-père

Petit-fils, cérémonie civile au funérarium, 50 personnes

Mon grand-père ne faisait jamais de bruit. Il entrait dans une pièce sans qu'on le remarque, s'asseyait dans son fauteuil, et attendait qu'on vienne à lui. Et on venait toujours. Il avait cette façon de vous écouter qui vous donnait l'impression d'être la personne la plus importante du monde. Il ne coupait jamais la parole. Il posait une question, puis une autre, puis il hochait la tête et disait : « T'as raison. » Même quand on avait tort. Papi aimait trois choses : son jardin, le journal de 20 heures, et la tarte aux pommes de mamie — dans cet ordre, disait-il pour la taquiner. Mais on savait tous que c'était l'inverse. Il m'a appris à faire des nœuds de pêche, à tailler un rosier, et à ne jamais juger quelqu'un sans l'avoir écouté. Des leçons simples, essentielles, qu'il donnait sans discours — juste en vivant. Aujourd'hui, son fauteuil est vide. Le journal continue sans lui. Le jardin attend. Mais tout ce qu'il nous a transmis, ça, ça reste. Merci, papi. Pour tout.

Exemple 2 — Hommage à une mère

Fille, cérémonie religieuse, 80 personnes

Maman, Tu détestais les longs discours. Tu disais toujours : « Quand on a quelque chose d'important à dire, on le dit vite. » Alors je vais essayer. Tu étais la personne la plus forte que je connaisse. Pas la force qui impressionne — la force qui tient debout quand tout s'effondre. Celle qui prépare le dîner après une journée impossible. Celle qui sourit quand elle a envie de pleurer. Celle qui dit « ça va aller » et qui fait en sorte que ça aille vraiment. Tu avais un talent rare : tu rendais les gens meilleurs sans qu'ils s'en rendent compte. Tu ne donnais pas de leçons. Tu montrais l'exemple. Ta gentillesse n'était pas un choix, c'était ton réflexe. Je me souviens des dimanches matin. L'odeur du café, la radio dans la cuisine, toi qui chantonnais en préparant le petit-déjeuner. C'était rien, un dimanche matin. Et c'était tout. Tu vas me manquer le matin. Tu vas me manquer le soir. Tu vas me manquer dans tous ces moments ordinaires que tu rendais extraordinaires sans le savoir. Merci, maman. De m'avoir montré que l'amour, c'est pas ce qu'on dit — c'est ce qu'on fait.

Exemple 3 — Hommage à un ami

Ami proche, cérémonie laïque, 40 personnes

Lucas, On s'était promis de vieillir ensemble. De devenir ces deux vieux copains qui jouent aux cartes en pestant contre tout. Ce n'est pas le plan que la vie a choisi. Tu avais trente-quatre ans. Trente-quatre ans de rires trop forts, de projets trop grands, de blagues trop longues. Tu ne faisais rien à moitié — surtout pas vivre. Je pense à ce road trip en Écosse, quand tu as insisté pour dormir dans la voiture « pour l'aventure » alors qu'il faisait 4 degrés. Je pense à tes messages vocaux de sept minutes où tu racontais ta journée comme si c'était un film. Je pense à cette manie de toujours commander un dessert « pour la table » en sachant très bien que tu le mangerais seul. Tu avais le don de rendre les gens heureux autour de toi. Pas avec des grands gestes — avec ta présence. Tu étais là, et ça suffisait. Il y a des gens qui traversent ta vie. Et il y a des gens qui SONT ta vie. Tu faisais partie de la deuxième catégorie. Je ne sais pas comment on fait, sans toi. Mais je sais que tu me dirais de lever mon verre, de sourire, et d'arrêter de faire cette tête. Alors je lève mon verre. À toi, Lucas.

Comment s'inspirer de ces exemples

Partez d'un détail concret

Le fauteuil du grand-père, l'odeur du café, les messages vocaux de sept minutes — ce sont ces détails précis qui transforment un texte générique en hommage personnel. Pensez aux cinq sens : qu'est-ce que vous voyez, entendez, sentez quand vous pensez à cette personne ?

Laissez la place au silence

Un éloge funèbre n'a pas besoin de remplir chaque seconde. Les pauses entre les paragraphes permettent à l'émotion de se poser. Quand vous le lirez, n'ayez pas peur des silences.

Terminez par la lumière

Même dans la douleur, un éloge funèbre devrait se terminer sur une note de gratitude ou de lumière. Ce n'est pas nier la perte — c'est honorer ce que cette personne a apporté.

Dans ce moment difficile, vous n'êtes pas seul·e.

Ces exemples sont là pour inspirer — Tirade crée un discours unique à partir de VOS souvenirs.

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